Un nouveau diacre ivoirien de l'Opus Dei

Le samedi 4 novembre, ont été ordonnés 31 nouveaux diacres de l'Opus Dei, qui seront ordonnés prêtres le 5 mai prochain. Parmi eux, un Ivoirien, M. Yao N'zian Jean Eudes Téhia.

Côte d'Ivoire
Opus Dei - Un nouveau diacre ivoirien de l'Opus Dei

Le samedi 4 novembre, Mgr Ignacio Carrasco, président émérite de l’Académie Pontificale pour la Vie, a ordonné 31 nouveaux diacres de l'Opus Dei, qui seront ordonnés prêtres le 5 mai prochain. Parmi eux, un Ivoirien, M. Yao N'Zian Jean Eudes Téhia, diplômé en droit civil pour l'Université d'Abidjan et en droit canonique pour l'Université de Navarre.

Si un tel événement est toujours un motif de joie pour toute l'Eglise, le fait que l'un des nouveaux diacres soit Ivoirien mérite d'être souligné.

Le nouveau diacre a accepté de répondre à nos questions:

- Quels sont vos sentiments maintenant que vous avez reçu les ordres sacrés ?

Vous pouvez aisément imaginer les sentiments de profonde joie et d´immense émotion qui étreignent mon cœur à l´issue de cette ordination diaconale. Avant tout, je rends grâce au Seigneur pour ce don gratuit qui m’invite à imiter le Christ Serviteur. En effet, comme on le sait, le mot diacre vient du grec diakonos, et signifie « serviteur », mais le Serviteur par excellence, de l’humanité, c’est le Christ : il s’est totalement donné à son Père pour le bien de tous. Cela dit, je mesure aussi la responsabilité que cela comporte. La mission que je viens de recevoir, celle d’apporter Dieu aux hommes, par ce service constant m’envoie au milieu des hauts et bas que traverse aujourd’hui notre monde. Toutefois c’est un monde qui a soif de Dieu- non d’un dieu quelconque, mais du Dieu de Jésus-Christ. J’ai reçu d’un ami ce samedi, juste après l’ordination, un livre entretien qui a pour titre De la difficulté d'évoquer Dieu dans un monde qui pense ne pas en avoir besoin.

Cet ami ajoutait : « en plus de communiquer la joie autour de toi, telle sera aussi ta tâche ». Il a raison en cela, ce côté service, je dois le vivre dans la joie en étant proche de tous. Souvent, nous pensons que ce qui est désagréable autour de nous nous empêche d’avoir la joie, mais Jésus nous invite justement à nous décharger de tous nos soucis. Et cela, je dois aussi le communiquer autour de moi.

Joie aussi de partager ma vocation avec mes amis. Pour moi, la seule façon d’expérimenter une vie comblée, c’est de demeurer en Dieu. Et c’est avec joie que j’irais à la rencontre des hommes d’aujourd’hui sous leurs formes très différentes, parce que je suis aussi un homme d’aujourd’hui. Je veux aider, contribuer le mieux que je peux, à déceler dans les débats et les questionnements qui nous agitent, des invitations à répondre personnellement et collectivement à sa vocation propre. Parce que plus que jamais, nous avons besoin de Dieu. C’est donc un sentiment de joie qui m’anime.

- Vous êtes parti du pays depuis déjà six ans pour faire des études de théologie et de droit canonique en Europe. Comptez-vous revenir au pays ? Avez-vous hâte de vous retrouver en Côte d’Ivoire ?

En effet, ça été un temps de formation assez long mais aussi très enrichissant. J’ai eu une expérience fantastique que ce soit à Rome comme à Pampelune où je suis présentement.

Bien sûr que je compte revenir au pays le plus tôt possible. Je suis très pressé de retourner en côte d’Ivoire pour partager ma foi et l’expérience que j’ai acquise ici avec les uns et les autres.

Chaque fois que je rencontre quelqu’un d’un autre pays, je me dis qu’il y a toujours quelque chose à apprendre. Et j’en n’ai rencontré un grand nombre pendant ces 6 années. C’est donc des expériences très enrichissantes acquises qui méritent aussi d’être partagées.

- Il y a certainement de nombreux amis de jeunesse qui vous ont écrit. C'est sûr que vous n’avez pas trouvé le temps de répondre à tous, un mot à chacun. Avez-vous un message à envoyer aux lecteurs de la page www.opusdei.ci?

En effet j’ai reçu beaucoup de messages. Je tiens à remercier particulièrement chacun de tout cœur des délicates attentions témoignées.

L’un d’entre eux m’écrivait : « J’admire le risque que tu prends, le choix radical que tu fais en abandonnant le droit ». Cela m’a fait sourire. D’abord je n’abandonne pas le droit. Aussi, je crois qu’obéir à ma vocation, ce n’est pas abandonner, trahir, mais servir autrement.

Que puis-je souhaiter pour cette ordination ? Que chacun à son niveau m’aide à devenir toujours plus serviteur. C’est vrai que le sacrement de l’ordination diaconale identifie au Christ Serviteur, mais ce n’est pas seul que je pourrais déployer le trésor que j’ai reçu.

En somme, j’aimerais faire miennes d’une part, à l’encontre de chacun, ces paroles du pape Francisco aux jeunes quand il dit : N’ayez pas peur de l’avenir, vous n’êtes pas seul et on a besoin de vous, le Christ a besoin de vous. Le Christ a en effet besoin de chacun de nous.

D’autre part, comme le rappelait un évêque récemment, dans la vie spirituelle, les grâces ne grandissent qu’en les partageant. Dans la communion de l’Esprit Saint, chacun est aidé par les autres à devenir lui-même. Pour cela, je me remets à votre prière pour que le Seigneur fasse de moi un instrument selon son cœur.