Renza, une maman reconnaissante à don Alvaro

« Je suis très touchée et je remercie don Alvaro de ses conseils et d’avoir aidé mon fils pendant toute sa vie ». Ce sont les paroles de Renza, mère de famille italienne qui habite en Côte d’Ivoire depuis plus de 40 ans. Nous avons eu la joie de la rencontrer pour partager ses souvenirs de don Alvaro.

Témoignages personnels
Opus Dei - Renza, une maman reconnaissante à don Alvaro

Je suis très touchée et je remercie don Alvaro de ses conseils et d'avoir aidé mon fils pendant toute sa vie ». Ce sont les paroles de Renza, mère de famille italienne qui habite en Côte d'Ivoire depuis plus de 40 ans. Nous avons eu la joie de la rencontrer pour partager ses souvenirs de don Alvaro.

Don Alvaro lors de la réunion inoubliable à l'Hôtel Ivoire. Octobre 1989

-Vous faites partie des personnes qui ont rencontré don Alvaro à l'occasion de son séjour en Côte d'Ivoire en 1989…

Oui, j'ai eu la chance de l'écouter en deux occasions : lors de la réunion à l'Hôtel Ivoire et ensuite dans une autre rencontre pour un groupe réduit de femmes à Cocody.

Nous habitons près du club Comoé, où mes garçons allaient se former ; le responsable du Centre nous a invités à la réunion avec Mgr Alvaro. J'y suis allée avec ma famille et trois de mes amies italiennes. Une d'elles me disait à la sortie qu'elle était impressionnée par son charisme, sa sérénité joyeuse… Alors, quand une dame du Centre m'a invitée à l'autre réunion j'y suis allée enchantée.

La rencontre au Centre a été très familiale ; nous étions une trentaine de dames, et j'étais vraiment à l'aise. Le Père nous a parlé du rôle important de la femme dans le foyer et nous a donné des conseils pratiques pour que l'ambiance à la maison soit accueillante et formative. J'ai voulu lui parler de mon foyer ; je lui ai dit que c'est grâce à mes enfants que j'ai connu l'Œuvre. Il m'a rappelé que les mères se donnent généreusement aux enfants et qu'il arrive fréquemment qu'ils rendent le bien que nous leur avons fait : c'est ce qui m'était arrivé. Il m'a dit que la vie d'une mère de famille est ceci : donner et recevoir, et cela est très beau. Il m'a aussi parlé de la souffrance d'une façon très positive, parce qu'elle nous approche de Dieu, nous aide à prier plus et à réparer pour les offenses faites à Dieu. Je garde ces souvenirs comme un trésor dans mon cœur.

-Nous avons su que l'un de vos enfants s'est aussi entretenu avec don Alvaro…

Oui ! Cela a été quand le Père est allé au club Comoé. Augustin l'attendait là avec un bon groupe de jeunes. Lui-même peut vous raconter…

Derrière don Alvaro, Augustin et son frère Henri

-(A travers l'ordinateur nous nous mettons en contact avec Augustin qui habite en Allemagne). Bonjour Augustin. Quels sont vos souvenirs du passage de Mgr Alvaro par le club Comoé d'Abidjan ?

Je me rappelle très bien ! C'était le 17 Octobre 1989. Nous les jeunes du Club Comoé étions à l'honneur ce matin-là : nous allions recevoir le Père, le successeur de Saint Josémaria. Nous l'attendions tous réunis et finalement s'est propagé le mot si attendu : « Monseigneur est arrivé, Don Alvaro est arrivé ! ».

J'avais 17 ans et je m'étais préparé quelques mots et une question, au cas où j'aurais eu la possibilité de parler à Monseigneur Alvaro. Dès qu'il fit son entrée dans le salon où nous étions tous réunis et sans l'avoir encore vu, je sentis cette présence, difficile à expliquer : certains diraient magnétique, d'autres électrique ou parlerait d'aura… Non, rien de tout cela : c'était une présence à la fois forte et rassurante, un sens de plénitude dont la mémoire est encore très vive même après 25 ans…

Mais la plus grande surprise était encore à venir : Monseigneur Alvaro, pendant qu'il se dirigeait à la place qui lui avait été réservée, passa près de nous et s'adressa à chacun de nous. Mon tour venu, et voulant lui répondre sur ce que je faisais, je lui dis que j'allais passer mon bac et voulait devenir ingénieur « je crois ». Sa réponse fut : il est bien de croire, encore plus important avoir la foi dans la route que tu suivras et travailler sans relâche, la récompense est au bout du chemin… Voyant mon regard un peu perdu il termina : « et si la crainte et le doute de ne pas réussir s'empare de toi, prie la Sainte Vierge notre Mère à tous et tu trouveras le réconfort… »

Je suis aujourd'hui Directeur du développement commercial d'une entreprise leader mondial, secteur outillage. Les paroles et recommandations de Don Alvaro m'ont accompagné tout au long de mon périple universitaire et de ma carrière, j'ai su en faire un trésor, particulièrement dans les moments difficiles.

-Renza, voulez-vous ajouter quelque chose…

Oui, Je suis très touchée et je remercie don Alvaro de ses conseils et d'avoir aidé mon fils pendant toute sa vie. Parce que la rencontre avec lui et la formation reçue au Centre ont laissé leur empreinte dans sa vie ; maintenant il a fondé une famille, et il s'occupe de sa femme et des enfants avec beaucoup de générosité.

-Renza, qu'avez-vous pensé à l'annonce de la prochaine béatification de Don Alvaro ?

Quand j'ai reçu la nouvelle j'ai rendu grâces à Dieu pour tous et pour moi, parce que nous avons connu un saint. J'étais déjà convaincue de sa sainteté et je récitais la prière pour la dévotion privée, mais je suis heureuse de savoir que ce n'est pas une conviction personnelle mais que l'Eglise a reconnu sa sainteté de vie. En même temps j'étais surprise de savoir que le procès ait fini si rapidement : ces 25 ans sont passés si intensément et si vite...

- Allez-vous participer à la cérémonie de béatification ?

Oui, de tout cœur j'espère être à Madrid en septembre. Deux de mes enfants ont assisté à la béatification de Saint Josémaria, ma fille a participé à sa canonisation ; à la béatification de Don Alvaro je compte assister avec mon mari en représentation de toute la famille.