Concert à Garnelles pour l'institut Polis, à Jérusalem

Le mois dernier, une centaine de personnes se sont retrouvées au centre culturel Garnelles à l’occasion d’un concert donné par Abraham et Marc Benveniste au profit de l’Institut Polis à Jérusalem.

Initiatives sociales
Opus Dei - Concert à Garnelles pour l'institut Polis, à Jérusalem

Si l’on s’en tient à son étymologie, Jérusalem viendrait de « Yeru » signifiant « ville » ou « demeure », et « Shalem » le nom du dieu des cananéens signifiant « soir ». En ce sens Yerushalem serait la ville fondée par Shalem, le Dieu de la création et du soleil couchant, autrement dit un lieu de sainteté. Par extension, c’est à une symbolique de paix, de justice et de dialogue que le nom de Jérusalem a été associé. C’est par ces quelques rappels étymologiques que s’est ouvert la soirée organisée par le Centre Culturel Garnelles au profit de l’Institut Polis de Jérusalem, un projet né de cette idée de paix et de rencontre.
Le nom de Jérusalem a été associé à une symbolique de paix, de justice et de dialogue.

Créé en 2011 dans le quartier de Musrara, près de la vieille ville de Jérusalem, l’Institut Polis propose des cours de langues anciennes ou sémitiques telles que l’Hébreu biblique, le Grec ancien, l’Araméen, le Syriaque, l’Arabe ou encore l’hébreu moderne. Son objectif est double : préserver l’héritage linguistique et culturel des minorités du Moyen-Orient, mais aussi faciliter le dialogue entre les peuples car c’est en effet souvent à travers la langue de l’autre que l’on apprend à mieux se connaître et que l’on contribue à construire des espaces de paix.

L'objectif de Polis : préserver l’héritage linguistique et culturel des minorités du Moyen-Orient, mais aussi faciliter le dialogue entre les peuples

Au programme de cette soirée, deux parties : une première partie autour du thème « Maîtres et valets chez Mozart », alternant textes lus par deux récitants - le professeur Hervé Pasqua, catholique, et Morad El Hattab, musulman - et chants par Marc Benvéniste, accompagné au piano de son fils Abraham, deux artistes juifs. Une seconde partie consacrée à un récital d’Abraham Beneviste au cours duquel le public a eu la joie de découvrir ou de redécouvrir le 3ème Prélude et Fugue de Jean-Sébastien Bach, la sonate numéro 3 de Ludwig van Beethoven, la sonate numéro 3 de Frédéric Chopin et le prélude en sol mineur de Rachmaninoff.

A l’issue du concert, artistes et public ont pu partager un moment de convivialité autour d’un buffet. L’occasion de mieux de se connaître et de prolonger les échanges une partie de la soirée.